Brodie et la périphérie

     « Cru et poétique », c’est le genre de commentaires que tu pourras lire sur Mike Brodie à travers la toile. Faut dire que c’est le hasard, pour ne pas dire l’accidentel, qui a été la substance de ces arrêts sur image.

 

     Figer l’instant n’était pas une vocation. L’appel c’était les marginaux, les vrais, la liberté dans son inattendu, le saut dans un wagon à l’occasion d’un ralentissement. A l’origine ce n’était d’ailleurs qu’un Polaroid emprunté et une pellicule, la moins chère du marché. Jamais un angle de vue, une lumière à capter, n’ont été un souci. Petit génie du Polaroid, Brodie est en l’occurrence devenu mécanicien, sans doute une manière de rester fidèle à lui-même en refusant l’hypocrisie du jeu social. Simples souvenirs d’années d’errance (2004-2008), les clichés de Brodie continuent néanmoins de titiller l’envie marginale. Chaque instantané s’y apparente à une rencontre ou plutôt à un retour vers un quelque chose d’un peu plus vrai, un peu plus brut surtout, comme un majeur fièrement levé à l’encontre du monde.

     Pour fucker toi aussi le système sans avoir besoin de bouger de ton salon ou de casser les codes de ta soumission, il te suffit de détaler jusqu’au site officiel de Mike Brodie